2021

PILOTE

Adaptation libre du texte d’Antoine de Saint Exupéry.

Jeune public à partir de 5 ans.

Adaptation en cours d’écriture
Conception des marionnettes :  Angie Bancarel Roa et Laurent Bancarel
Ombres :   Angie Bancarel Roa
Photos : Théo Pétrignet
Direction artistique : Laurent Bancarel
Propos et Synopsis.

 Un PILOTE entreprend de faire une course reliant l’Europe à l’Asie en avion.  Il s’oriente : Est/Sud/Est

Nous sommes à une époque ou pour se diriger le pilote se repaire au soleil et quand il se couche, aux étoiles et à la lune, seul, sans radio, il vole. Évitant, s’il le peut les brumes et nuages.

Il vole, traverse la méditerranée puis longe les côtes du nord de l’Afrique pour arriver aux abords du désert.

Royaume des sables, des vents et des Touaregs. Terre des hommes bleus, comme leur coiffe qui couvre leurs visages sculptés par le vent. Bleu comme notre Terre graine de poussière et d’eau dans l’Univers étoilé.

D’abord la course puis la panne, l’accident, la chute.

L’accident met à nu. Le dépassement de soi se fait dans l’épreuve du vide.

Alors il faut agir, agir pour connaître le repos.

Le mouvement agit comme essence du lien vital, celui qui nous rend en vie.

L’obstacle devient alors découverte de soi.

« L’accident comme souci de soi ou la rencontre mise en scène, de la fatalité, de la mascarade et de la grâce » (Cynthia Fleury –Pretium doloris)

Il marche des heures durant malgré la soif.

Il décide de marcher chaque jour, dès le lever du soleil. Est /Sud -EST : orienté.

De mirage en mirage, en quête, il expérimente l’essentiel … l’eau.

C’est simple, 19 h sans boire, l’homme meurt.

Ce qui fait le désert, c’est le puits.

Ainsi durant 4 jours il marche en quête, jusqu’à sa délivrance, jusqu’à sa rencontre de l’homme touareg qui le sauve à l’aube du 5e jours en lui donnant de l’eau.

Enfance. 

Ses nuits sont peuplées de souvenirs : Une maison, des rires, un enfant. Des rires d’étoiles. De lune rose.

Il se rend compte aussi qu’il n’est pas seul, des traces sur le sable lui rappellent que la vie s’installe partout, même dans le désert.

Des traces : un renard, un serpent et son regard sur le monde. Ce monde, celui des grandes personnes :  *« … machine à emboutiravec ces absurdes dimanches… »

Ce qui sauve.

Il survivra grâce à une orange et une gourde d’eau retrouvées dans la carcasse de l’avion. Mais surtout grâce à sa formidable envie de vivre.

Au regard qu’il porte sur le Monde, au regard qu’il porte sur lui-même.

Il sait que *« ce qui sauve, c’est de faire le premier pas. Encore un pas. C’est toujours le même pas que l’on recommence… »

PROPOS

Délivrer les vocations et avoir confiance sont les grands thèmes que nous voulons aborder avec PILOTE.

Comme un message délivré pour les enfants et les grandes personnes … pourvu qu’elles entendent les rires d’étoile.

Ce sont aussi les grands thèmes de l’œuvre d’Antoine de Saint Exupéry, en particulier « Terre des hommes », se délivrer du monde des villes et de leurs comptables… de ces dimanches absurdesde la machine à emboutir…lancer des passerelles.

Comme cet enfant méconnu des grandes personnes qui crie son droit d’être « soi-même ».

L’homme est sauvé à partir du moment où il a la vocation.

Œuvre d’un homme qui a décidé de vivre où l’on retrouve fréquemment les mots vérité, vocation, terrain favorable … terrain qui fertilise les vocations ou pas : *« …Les vocations sans doute jouent un rôle. Les uns s’enferment dans leurs boutiques. D’autres font leur chemin, impérieusement, dans une direction nécessaire : nous retrouvons en germe dans l’histoire de leur enfance les élans qui expliqueront leur destinée. »

Se sentir responsable, là réside le courage.

Se sentir lié au monde n’est pas une question de compétence mais de confiance.

« *Il n’y a pas de fatalité extérieure, mais il y a une fatalité intérieure : vient une où l’on se découvre vulnérable ; alors les fautes nous attirent comme un vertige. »

L’eau.

Le nomade pose sa main sur l’épaule du pilote et lui donne à boire.

L’eau est la vie puisque ne plus en avoir c’est mourir.

Le pilote : « Toi qui me sauves, nomade du désert, tu n’es plus un homme, tu es l’Homme, tu as le visage de tous les hommes à la fois. Jamais tu ne m’as dévisagé et cependant reconnu. Frère bien aimé, baigné de noblesse et de bienveillance, grand seigneur qui a le pouvoir de donner à boire, je n’ai plus un seul ennemi au monde, grâce à toi le Monde est mon ami. »

Fin (du spectacle).

*Terre des Hommes de A St Exupéry

« Rappelez-vous que les grands acteurs de Kabuki allaient voir les marionnettes de bunraku pour apprendre à quitter le réalisme.

La marionnette, c’est du concentré de théâtre, c’est le théâtre absolument nucléaire. La marionnette imite l’homme et l’homme imite la marionnette. »

Ariane Mnouchkine. Mettre en scène 2009.


  • « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono Atelier lecture vivante avec les collèges.

En tournée

2020/21

LE JEU DE DON CRISTOBAL de FG Lorca (joué en français et en espagnol). Tout public à partir de 7 ans. Musique sur scène Christine Kotschi.